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Partir à l'étranger : des peurs à comprendre pour avancer




Une expérience à l'étranger peut être appréhendée de plusieurs manières selon chacun. Evidemment je ne parle pas aujourd'hui de partir en vacances en famille ou entre amis, mais bien d'une situation où vous êtes votre seul repère.




Il y en a qui voit une occasion d'émancipation, de grandir, de respirer un nouvel air.


Mais il y en a d'autres pour qui autonomie et prise de décision effraie, d'autant plus dans un cadre qui n'est pas le sien.


La peur de partir à l'étranger est une difficulté qui empêche certains étudiants de vivre une incroyable expérience. En écrivant cet article, j'espère pouvoir aider ces étudiants qui n'osent pas franchir le pas pour l'aventure de leur jeunesse.



Pourquoi ai-je peur ?



Pour vaincre ses peurs, il est important dans un premier temps de les comprendre et d'en décerner l'origine. La peur est un sentiment qui accompagne la prise de conscience d’un danger ou d’une menace.


Comme toutes les premières fois, le départ à l'étranger fait peur parce que notre imagination, par manque d'informations, assignera cet événement à l'inconnu. par la suite viennent les doutes, les interrogations et parfois même un profond malaise À chacun par la suite de réagir à sa façon.


Après avoir compris pourquoi on a peur, il faut dans un second temps comprendre de quoi on a peur.



De quoi ai-je peur ?


Dans l'espoir de ne pas vous décevoir, il se peut que cet article ne vous donne pas la réponse à cette interrogation.


Pourquoi ? L'origine d'une peur dépend de l'expérience, de l'éducation de chacun, du chien de votre tante qui dans votre enfance vous a mordu et qui explique pourquoi la vue d'un seul vous paralyse aujourd'hui.



La peur de sortir de sa zone de confort


"L'enfer c'est les autres" disait Sartre, alors pourquoi allez vivre chez eux ?


Vous avez toujours vécu dans le même quartier ou le même village, vous avez, avec les années, adoptez des habitudes qui vous conviennent et dans lesquels vous vous êtes confortées.


Vous traduisez le mot changement par annihilation de votre quotidien. Votre zone de confort vous convient si bien que vous prenez le moins de risque possible de l'altérer.


Partir c'est laisser pendant un temps sa famille et ses amis, C'est souvent dire adieu à un monde que vous ne retrouverez probablement plus à votre retour ou du moins qui ne sera plus le même. C'est dire adieu à l'enfance, où chaque risque n'en est pas vraiment un.


La peur de ne pas y arriver


Partir en tout autonomie pendant 1, 3, 6 mois ou même un an représente un challenge. Un challenge que vous pouvez redouter peu importe que vous ayez 18 ou 24 ans.


Vous vous inspirez avec le témoignage d'étudiants dont le voyage c'est bien passé, mais que vous arrivera-t-il si le vôtre ne se déroule pas comme prévu ? Est-ce que vous allez bien vous acclimater à ce nouvel endroit, est-ce que la barrière de la langue ne va pas trop vous embêter, est ce que la culture va vous convenir malgré tous les bons retours que vous avez entendu dessus ?


Ajoutez à ça le coût d'un voyage souvent soutenu par un tiers (parents, banque) que vous ne voulez pas décevoir et votre désir de partir s'estompe de plus en plus.



Que faire après ?


Une fois vos peurs rassemblées, posez-vous cette question : que faire ? Que faire avec ces peurs qui m'empêchent d'agir ? Que faire avec ces excuses que je me trouve et qui me confortent dans mes décisions ?


Pour ma part j'ai longtemps hésité avant de prendre la décision de partir un an à l'étranger. Je suis souvent parti loin de chez moi, pour les vacances, que ce soit avec ma famille ou avec mes amis, mais je n'ai jamais été dans une situation d'autonomie totale en dehors de Paris, ma ville de naissance.


Je fais partie de ceux qui voient le verre à moitié vide, je ne voyais en cette expérience que les problèmes et les difficultés qui pouvaient survenir sans voir l'opportunité unique que cela représentait, une occasion de prendre un vrai risque. Mais bon, "j'ai le temps" je me disais, "je pourrai faire ça plus tard" ou encore "j'aurai d'autres occasions de toute façon".


Le général américain Douglas MacArthur disait : "“la jeunesse est une victoire du goût de l'aventure sur l'amour du confort.”



Pourquoi encore se trouver des excuses ? Il est trop tôt pour se contenter de ce qu'on a, de se plaire dans un confort qui nous empêche de découvrir d'autres aspects, par peur qu'ils ne nous satisfassent pas. N'est-ce pas quand on est jeune qu'il faut lâcher prise et vivre de nouvelles aventures ?


C'est pourquoi après avoir compris les raisons de mes peurs, j'ai décidé de les accepter et de les transformer en un défi. Un challenge que je me propose afin de grandir, de me prouver que ma peur du risque me bloque.


Remarque : par prendre un risque je ne dis pas prendre tout le temps un risque et surtout pas de se mettre en danger. Evidemment les risques que l'on prend doivent être un minimum réfléchi et préparé 

Malheureusement les circonstances actuelles du COVID mettant en danger ma 3ème année à Montréal, il paraît très peu probable que l'université McGill accueille les étudiants étrangers lors du premier semestre. Si par chance je pars ne serais-ce que un semestre là-bas, ce sera avec plaisir que je vous partagerai la première grande aventure de ma jeunesse.






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